Je ne suis pas une bloggeuse
| Pire photo au monde. Tchou bidou copains photographes ! |
Revenir trois mois plus tard comme une fleur sur un blog laissé à l'abandon, ça ne se fait pas ? Et bien j'ai en tout cas l'impression que c'est ma manière d'être sur la toile ! Et dans la vie apparemment.
Ici, le temps file à grande vitesse. Je n'ai pas le temps de prendre le temps de partager ici (avec moi-même) mon expérience (avec le monde). Et c'est bien dommage ! Je me suis sans doute mis trop de pression au départ en voulant écrire le plus possible : ne jamais (se) promettre des choses qu'on ne tiendra pas ! Ceci dit, j'avais envie de reprendre le clavier aujourd'hui. Faut pas chercher à me comprendre, j'ai moi-même du mal à me suivre parfois, particulièrement en ce moment.
Ce que je voulais dire, c'est que tout va bien au pays de Moomin. Je voyage, je rencontre du monde, je me balade, je sors, je respire, je lis, et tout ce que j'avais perdu l'année dernière en terme de *joie, bonne humeur, rire, énergie (bref ce que tu veux)*, je le retrouve. Les fous-rires sont à nouveau quotidiens, ou presque. La tristesse, même si elle subsiste parfois, se fait rare. Et, fait important, j'apprends peu à peu à respecter la valeur de cette émotion, qui met en lumière ces moments où tout va pour le mieux. La spontanéité, j'ai aussi le plaisir de la retrouver. Un week-end de libre ? C'est parti pour un voyage dans une ville inconnue. Un moment seulement? Tiens, et si j'allais visiter ce musée étrange sur Helsinki dont PERSONNE ne parle ? Envie de rien ? Bien, tu as bien le droit de glander un peu. Je me teindrai bien les cheveux en rouge, juste pour voir. Une petite robe par -15 ? YOLO. Se rouler dans la neige après le sauna ? Routine !
Chose essentielle donc, je vis l'instant présent. Ça, croyez-moi, ça faisait un bail que ça ne m'était pas arrivé.
Bien sûr, la vie française me manque parfois, les amis, la famille, LA BONNE BOUFFE. Mais je vis une expérience hors du commun qui fait que je n'ai pas le temps de penser à tout ça. Moi qui me pensais bien dans mes baskets, sûre de mon futur bienrangécommeilfaut, je me retrouve totalement bousculée. Et pour le meilleur. Ici, je me suis rendue compte que tout ce que j'avais construit, tout ce que j'ai entrepris n'a de sens que si ça me rendais complètement heureuse. Et je ne l'étais plus, sans trop savoir pourquoi.
Ce que je suis en train d'apprendre, c'est qu'il y a des choses sur lesquelles je ne veux plus faire l'impasse. Le respect et la connaissance de soi par exemple. Très très individualiste la meuf. MAIS. La voie professionnelle (AKA EJE) que j'ai choisi ne me PERMET PAS d'être malheureuse, ou creuse, ou vide. J'ai complètement oublié ce principe, l'année dernière notamment, qui est pourtant évident et martelé : comment prendre soin des autres si on n'est pas foutu de prendre soin de soi ? Et cette question est plus qu'une question de savoir-être professionnel. En effet, ici, je me rend compte que ma vie était creuse et vide de sens, car je ne prenais tout simplement pas le temps de l'enrichir : par de nouvelles connaissances, des découvertes, de nouvelles rencontres.
Est-ce le bon moment pour dire que je n'ai pas envie que tout ça s'arrête ? Que ce voyage, au delà de tout ce que j'imaginais, me permet de me retrouver en tant que personne ? Que j'ai cette impression que je n'ai pas envie de rester sur cette unique opportunité et que mon champ des possibles s'est trouvé élargi ?
Peut être.
Alors, je m'excuse profondément auprès de tout ceux que j'ai laissé en France et que je déçois par mon manque de réactivité. Je ne vous oublie pas pour autant, c'est promis. Peut être que je ne reviendrai pas de suite, mais je reviendrai. M'attendra qui voudra et qui pourra.
Bref, il me semble que l'aventure devra continuer, plus longtemps et sûrement ailleurs. Et je ne m'en excuserai pas, cette fois.
La bise.
PS: Ouep, c'est décousu et écrit au fil de l'eau maiiiiiisss tant pis, cet article n'a pas vocation à être publié dans le cadre du prix golden blog award (pour l'instant, je ne vise que le prix Goncourt).
Ouah, ça respire. Ça respire quoi, d'ailleurs ? Je sais pas. Mais ça fait du bien de te lire, de te partager cet oxygène que tu nous transmets à travers ton récit.
RépondreSupprimerJe t'embrasse, bons baisers de Caen.
Et continue de vivre ton expérience à fond.
Amin.